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               L'ami Philippe a retrouvé dans les archives familiales cette photo de l'atelier de distillation Salefran.
               Du coup j'ai replongé dans le "Bouchet".
               Le premier atelier de résine a été ouvert par le sieur Salefran en 1818. Trois ouvriers y distillent la gemme
               qui coûte 30F la barrique-Chalosse (304l) en 1826.
               Au début du 20ème siècle, une usine plus moderne remplace l'atelier. Cinq ouvriers y seront employés.

               

Après la réception des barriques, il fallait épurer la résine, qui contenait souvent de l'eau et quelques débris végétaux. Vient alors la distillation proprement dite. De l'eau pure est ajoutée à la gemme, le tout est chauffé à une température inférieure à 185°C. À 100°C, les vapeurs d'eau entraînent la térébenthine qui passent dans le serpentin où elles se liquéfient, et sont ensuite récupérées. Quand la température atteint 180°C, on filtre le résidu obtenu au fond de la cuve. On obtient alors un produit appelé brai ou colophane selon sa teinte : les plus foncés étaient les brais redivisés en trois catégories, les plus clairs : les colophanes, elles aussi redivisées en trois catégories. Les meilleures colophanes étaient exposées au soleil et prenaient une teinte jaune pâle, elles étaient très recherchées. On les produisait principalement à La Teste, et étaient appelées les « colophanes du soleil ».

            Du 20/11/1904 au 9/09/1905 16 tonnes de brai seront produites.

                    Après les incendies d'après guerre, la distillation fut arrêtée faute d'"amasse" (la récolte de gemme).

         Une tentative de reconversion (fabrication de panneaux isolants à base de végétaux- SEBERG) ne perdura pas : ce n'était pas encore la mode de l'isolation avec des produits naturels.

usine_Luxey
















Cette vue de l'usine de Luxey donne une idée de ce que devait-être notre distillerie dont l'alambic était la pièce maîtresse.

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            Voici ce qu'il reste à ce jour, Impasse de la Gemme, de l'usine.

Usine_du_pin   C'est quand-même bien dommage que tout ça soit terminé car,  dans la gemme, c'est comme dans le cochon: tout était bon.

  Il faut ajouter les bonbons et l'apéro (Claquescin)

       Claude Courau (le papa de la Princesse-actrice Clotilde) est un grand défendeur de la tradition du gemmage qu'il pratique encore dans la région. Il a bien raison.