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       Jean-Jacques Cluzeau, que l'on voit ici en train de dédicacer un de ses derniers ouvrages au Marché de Noël, est Sallois. 

      Il a déjà écrit une dizaine de romans ayant pour cadre notre région.

 

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          Dans "Un village du sud-Girone pendant l'occupation allemande - Quand la Leyre chantait " il relate le vie des des habitants pendant ces années sombres. Enfin plus ou moins sombres car Rose, sa jeune héroïne, va tomber elle aussi (Voir "le petit matin" de Christine de Rivoyre) amoureuse de Hans, un beau garçon, malheureusement allemand.

     " Sur la rive droite de la Leyre, le village s'étend, dominant les eaux vertes où se reflètent les immenses ormes feuillus. Le pont, oeuvre d'acier, dont les quatre piles aux poutrelles entrecroisées plongent dans une eau peu profonde, voisine avec une vieille tour ronde, avant-poste trapu dont les pieds se baignent lors des fortes crues de la rivière." (le pont métallique a été remplacé par un pont en béton depuis)

         Bien sûr il y a aussi la guerre avec ses tragédies;

       Un avion allemand a été abattu et le pilote, dont le parachute ne s'est pas ouvert, est tombé comme une pierre dans la prairie de M. CAZAUX...Tout le village est arrivé.

   "Ils sont là : Georges avec son tablier de cuir (il est charron),  le notaire sans son chapeau, le mécanicien dans son bleu couvert de cambouis, le coiffeur et son tablier blanc, Zacharie le visage encore plus rouge qu'à l'ordinaire, M. Cazaux et sa canne, M.le Curé qui lit silencieusement les prières des morts, et puis tous les autres : les pantalons de velours et les pantalons de flanelle, les sabots et les espadrilles, les tabliers longs et les culottes courtes, tous, les Dufaure et les Téchoueyres, les Courbin et les Dornon, les Dupin et les Caussarieu, les Dubois et les Harribey, les Dumora et les Cazauvieilh, les Hazera, les Bassibey, les Dardennes, les Lafon, les Darrouy, les Lalande, les Plantey, tous. Muets. Réduits à un regard."

     On retrouve tous les patronymes encore d'actualité à Salles et à Lugos. La vie du village avec son instit traditionnel est superbement décrite. C'est à lire absolument. 

     Dépêchez-vous samedi : il n'y a qu'un seul exemplaire.